Déroulement du projet "la circulation dans le village"
MAI 2009
Les travaux de l’aménagement de la rue du Magnin débutent le 11 mai 2009.
Ils vont durer environ 3 mois et seront réalisés hors circulation. Une déviation va être mise en place par l’entreprise EUROVIA chargée de la réalisation des travaux.
Cette déviation va emprunter l’itinéraire suivant :
Sens Voiron / Saint Laurent du Pont
RD 49a - Rue de la Mairie
RD 49d - Rue du Tram, entre le giratoire de Mayoussière et la Route de Saint Aupre, dans un sens de circulation
RD 49d - Rue du Tram, entre la Route de Saint Aupre et le Carrefour avec la RD 520, dans les deux sens de circulation
Sens Saint Laurent du Pont / Voiron
RD 49d - Rue du Tram
RD 49 - Route de Saint Aupre
Rue des Tilleuls
RD 49 - Route de Saint Nicolas de Macherin
RD 49a - Rue de la Mairie
Et ceci conformément au schéma ci-joint.
A la fin des travaux …
Les travaux effectués permettront le cheminement en toute sécurité des piétons sur des trottoirs larges et accessibles. Il est donc rappelé aux riverains qu’une fois les travaux terminés, le stationnement des véhicules sera strictement interdit sur les trottoirs réalisés.
Il n’y aura pas plusieurs avertissements. Dans le cas d’un stationnement de véhicules sur les trottoirs, les contrevenants seront verbalisés.
Pour l’aménagement, nous avons sciemment limité la pose des barrières métalliques car nous pensons qu’il est important de permettre les déposes minutes : les riverains pourrons décharger leurs courses, les mamans installer leurs enfants etc.…et ensuite stationner leur véhicule sur les parkings réalisés à cet effet.
Il serait dommage d’être contraint comme l’a fait la commune de Voiron pour la Rue Grande, de mettre en place, de part et d’autre de la chaussée, des barrières métalliques, pour interdire l’accès aux véhicules.
Nous faisons donc appel au civisme de chacun.
MARS 2008
Le 03 mars , le conseil municipal adopte les 2 APS ( avant projet sommaire) concernant l'aménagement de la rue du Tram et de la rue du Magnin, ainsi que du rond point de l'entrée Est du village.
Il s'agit de prévoir des trottoirs, une piste cyclable, une voie et des passages piétons, des carrefours sécurisés, de l'éclairage, des places de parking, des barrières de sécurité, une signalisation adaptée.
Ce travail a été réalisé par la DDE en accord avec les élus et des stéphanois non élus qui ont participé à la commission chargée de cette réflexion.
On espère un début de travaux sur la rue du Magnin en fin d'année 2008.
OCTOBRE 2007
Les aménagements des voiries du centre bourg commencent à se préciser. Une réunion d'information publique permettra d'exposer ces projets à la population, le samedi 6 octobre 2007, en mairie.
JUIN 2007
Giratoire de la Mayoussière
Les travaux ont pris 1 mois de retard, lié à une plainte du collectif de quelques riverains.
L'entreprise Colas a donc pu commencé les travaux le 25 juin 2007
MAI 2006
A PROPOS DE LA RELANCE D’UNE DEVIATION SOUS L’EGLISE
Un certain nombre de citoyens ont réagi au plan de circulation en posant les questions :
Pourquoi avoir abandonné la rocade au dessus de l’étang ?
Pourquoi s’être résigné aussi vite à son abandon ?
Et si… c’était une fausse bonne idée.
Explications :
Tout d’abord, il faut rappeler l’histoire de cette rocade. Certains citoyens ne la connaissent pas, parce qu’ils habitent la commune depuis moins de 10 ans et d’autres beaucoup plus anciens semblent l’avoir oubliée.
L’idée de la rocade au dessus de l’étang est une idée municipale.
Saint-Etienne de Crossey a eu l’un des tous premiers Plan d’Occupation des Sols (POS) de l’Isère. Il a été approuvé en janvier 1976. Ce POS prévoyait une déviation (courte) au dessus de l’étang, mais la municipalité du moment a fait le choix de ne pas la réaliser.
A cette époque le trafic routier traversant la commune se partageait en :
- un flux d’Est représentant plus de 60% du trafic (en provenance ou à destination de la Chartreuse),
- un flux d’Ouest représentant moins de 40% du trafic (en provenance ou à destination de St Aupre, Miribel les Echelles, St Nicolas, etc).
Au fil des ans, il y a eu une croissance du trafic (plus faible que les prévisions DDE), ce qui a conduit la municipalité élue en 1989 à reposer la question de cette déviation lors de la révision du POS. Il était déjà perceptible que l’inversion des flux Est-Ouest était en cours, mais nous pensions qu’une opportunité se présentait et nous avions décidé d’agir.
Le nouveau POS a été adopté en 1993 et aussitôt les services de la DDE et du Conseil général furent consultés pour étudier le projet. Un tracé de déviation (longueur : 1,1 km) fut validé en 1994 et Mr le Préfet a par arrêté, déclaré l’utilité publique de cette rocade (DUP).
Le Conseil municipal s’est engagé à la réaliser par délibération, votée à l’unanimité, le 6 janvier 1995.
Il faut dire qu’à l’époque le sujet n’avait pas provoqué de grands débats dans la population stéphanoise. Hormis la moitié des habitants de la rue du Magnin (côté étang) qui ne voyaient pas le projet d’un bon œil, jugeant que leur qualité de vie allait baisser à cause des nuisances.
Le choix des élus avait été difficile, car :
+ à l’évidence nous détruisions un site remarquable sur le plan de l’environnement
+ nous apportions des nuisances importantes à la moitié des habitants de la rue du Magnin et à ceux habitant en aval de l’étang,
+ nous mettions une partie du commerce local dans une situation délicate
+ nous ne réglions pas la problématique locale dans sa globalité (à cause de l’inversion des flux).
Il est de la compétence des élus de savoir prendre des décisions, nous l’avons fait courageusement au nom de l’intérêt général de la commune. Il est bon de rappeler le coût important de la rocade : 35 millions de francs.
C’était sans compter sur l’initiative (peu citoyenne) d’un habitant de St Etienne de Crossey qui "gêné" par le projet a attaqué la DUP au Tribunal administratif en invoquant la Loi Montagne.
Cette loi dit :
"Qu’il est interdit de construire une voirie nouvelle à moins de 300 m d’un plan d’eau".
Le tribunal s’est retranché derrière la loi et n’a pas pris en compte l’utilité publique du projet.
Le Conseil général a demandé à la commune ce qu’elle souhaitait : faire appel de la décision, abandonner le projet, déposer un autre dossier précisant et motivant l’intérêt général de la déviation ?
Le Conseil municipal avait opté pour un nouveau dépôt de dossier. Après consultation de ses conseillers juridiques le Conseil général a pensé que la cause était perdue d’avance et il n’y a pas eu de nouveau dossier.
C’est donc la décision du tribunal qui a enterré le projet et non pas la commune qui a abandonné la déviation. Force reste à la loi, il n’y a rien à ajouter.
Je pense qu’il fallait le rappeler et je dis que le citoyen qui a obtenu l’annulation de la DUP n’a pas rendu service à la commune et à ses habitants. Nous pouvons en faire le triste constat aujourd’hui, cela est d’autant plus regrettable que la faisabilité (accord des partenaires institutionnels et disponibilité financière) avait fait consensus.
Il faut être lucide, cette faisabilité n’est plus d’actualité et ce pour plusieurs raisons :
- la Loi Montagne existe toujours, seule l’assemblée nationale peut la modifier.
Certains disent : "c’est facile il n’y a plus d’étang (propriété privée)". Ceci est vrai aujourd’hui, mais demain ? Les propriétaires souhaitent le remettre en eau et confier la gestion à une société de pêche. Et il y aura toujours un citoyen pour faire capoter un projet de rocade, c’est dans l’air du temps. - l’Etat par sa loi de décentralisation vient de confier aux départements la gestion de presque toutes les routes nationales. Ces routes sont nettement moins bien entretenues que les départementales, ceci va provoquer une surcharge financière non compensée en totalité par l’Etat. Il est certain que "notre déviation" ne rentrerait pas aujourd’hui dans les priorités du Département. Sans vouloir évoquer de grandes problématiques iséroises, je citerai 3 voiries ou aménagements à réaliser à court terme dans le voironnais : la liaison RN85/A48, le contournement de Chirens, le double échangeur de Mauvernais.
- l’inversion des flux Est/Ouest évidente aujourd’hui et le ralentissement de la croissance du trafic Est ne plaident pas en faveur de la déviation sous l’église.
Comme je l’ai écrit dans les Echos de novembre 05 : "Nous avons toujours défendu l’idée que c’était aux élus stéphanois de proposer leurs solutions plutôt que de voir d’autres élus et techniciens tenter d’imposer leurs élucubrations".
Il est probable qu’un jour Saint-Etienne de Crossey aura "sa déviation".
L’examen des flux de circulation montre qu’elle ne se situera vraisemblablement pas sous l’église, mais dans la plaine. Elle réveillera alors, les partisans de la rocade nord, (prévue au Schéma Directeur, SDAU) parce que "notre déviation" serait une opportunité évidente de raccordement. Il me semble que nous devons retarder au maximum la mise en place de ce scénario catastrophique pour l’environnement et la qualité de la vie à Saint Etienne de Crossey.
C’est pour cela que les élus proposent une solution, sur une planète idéale il suffirait d’un coup de baguette magique pour poser, modifier, réaliser des aménagements lourds destinés à apporter la sécurité nécessaire. Hélas, il faut du temps, donc de la patience.
Soyez certains que nous partageons vos inquiétudes et je vous invite à partager les nôtres.
Jean François GAUJOUR
AVRIL 2006
Le dossier d’aménagement de la circulation dans le bourg progresse avec une large consultation de la population et en étroite collaboration avec le Conseil général et notamment avec les services de la Direction Départementale de l'Equipement.
Suite aux observations et à l’analyse des comptages réalisés durant la période d’essai, le Conseil municipal, prenant en compte les remarques du groupe de travail (composé d’élus et de Stéphanois regroupés au sein d’associations ou simplement engagés dans cette réflexion), demande à M. le Préfet :
- de bien vouloir confirmer le sens unique de la rue du Magnin. Les aménagements de sécurité provisoires seront remplacés au fil du temps par des protections fixes, ce qui contraindra encore plus les automobilistes et réduira encore la vitesse, en moyenne déjà raisonnable selon les comptages.
- d’autoriser la mise en sens unique de la rue du Tram, dans sa partie "arrivée de St Laurent du Pont → route de St Aupre", afin de sécuriser le déplacement des piétons et cyclistes et de limiter la dangerosité du carrefour de la rue du Charrat. Des aménagements provisoires seront immédiatement associés.
D’autre part, les services du Conseil Général débutent les études de transformation des carrefours situés aux deux extrémités afin de programmer les éventuels travaux sur les budgets 2007/2008. Une part considérable reviendra de toute façon à la commune.
Le projet de réhabilitation du cœur du village, conçu avec les habitants et l’architecte urbaniste, complétera l’aménagement en toute cohérence.
AMÉLIORER LA SÉCURITÉ DES HABITANTS DANS LA TRAVERSÉE DU BOURG
À Saint Etienne, comme dans les autres communes du Voironnais, les habitants se plaignent de l’insécurité provoquée par le trafic des véhicules. Une chose est sûre, la peur grandit. Cette peur est liée aux comportements égoïstes et aux actes d’incivilité commis par "l’homo conducteur". Il faut, par honnêteté, dire également que "l’homo piéton" n’a pas un comportement irréprochable, loin de là, quand il arpente les rues.
Il faut être lucide, il n’existe pas 2 catégories de citoyens ; les conducteurs d’engins et les piétons. Nous sommes pratiquement TOUS des conducteurs piétons et par conséquent TOUS responsables du climat d’insécurité ressentie par les habitants de nos communes. Il est bon d’ajouter, que le piéton, soi-disant victime, se transforme hélas souvent en sauvage irresponsable dès qu’il s’installe aux commandes de son outil de déplacement.
Quels aménagements les élus peuvent-ils proposer pour faire reculer la peur et combattre la dictature du tout puissant conducteur ?
La règle s’impose petit à petit : compliquer la circulation pour ralentir les véhicules. Ceci se réalise à partir d’aménagements coûteux pour les finances locales. Le conseil municipal est préoccupé depuis longtemps par le trafic dans le centre bourg. Accès aux commerces, accès aux écoles, accès à la crèche, accès aux transports scolaires sont les sujets de réflexion des élus. En cette fin d’année, nous mettons en place un nouveau type de fonctionnement pour tenter d’améliorer la sécurité dans le bourg.
ACCÉDER AUX COMMERCES
Les manœuvres risquées pour accéder ou sortir des parkings le long de la route départementale RD520 seront limitées. Nous proposons un nouveau parking avec entrée et sortie en dehors de la RD, il comportera 6 places supplémentaires pour favoriser le commerce local.
Le mur de soutien de ce parking permet de canaliser le flux de véhicules et de le ralentir avec un passage surélevé contraignant. Des trottoirs permettent l’accès sécurisé aux habitations, à l’abri bus de la ligne Trans-Isère du Conseil général et au cabinet médical du Docteur HIBON. Le nouveau parking supporte un éclairage très satisfaisant donc rassurant à l’entrée dans le bourg.
ACCÉDER AUX ÉCOLES
L’accès est double, soit par la rue de La Mayoussière qui dessert également la crèche, soit par la rue du stade.
Côté rue de La Mayoussière, à la demande des habitants des lotissements, nous avons réalisé un dos d’âne pour casser la vitesse des voitures conduites par des parents d’élèves…
Côté rue du stade le problème est identique et là c’est le comité de parents d’élèves qui demande la pose d’un dos d’âne sur le secteur final entre le parking école et le carrefour avec la route du Paris. Ici les parents font peur aux parents, est-ce bien raisonnable ?
La solution est peut-être de placer un panneau stop au carrefour dans l’axe rond-point à écoles, la priorité étant donnée aux véhicules venant du Paris. Des limitations de vitesse seront également imposées dans ce secteur.
Rappelons que le chemin du Tram, interdit aux véhicules, permet un accès piéton tout à fait sécurisé. N'hésitons pas à l'utiliser !
ACCÉDER AUX TRANSPORTS SCOLAIRES
Nous avons, il y a déjà quelque temps, enlevé l’arrêt du soir vers l’église. La sécurité des enfants n’était pas assurée sur la RD520. Il restait à sécuriser l’arrêt du matin. Dans la logique qui veut éviter les enfants en attente sur le bord d'une route à grande circulation d'une part, et pour limiter "les bouchons" d'autre part, l'arrêt de transport scolaire se situe désormais à la convergence de différentes lignes, derrière le cimetière route du Paris.
Le trajet est raccourci pour certains, rallongé pour d’autres, cela est inévitable d’où la crispation des parents de ces jeunes. Les cartables sont lourds au collège, nous le savons et nous n’y pouvons rien.
Nous avons noté un accroissement du nombre d’élèves en provenance du Charrat. Il a été demandé au service transport du Pays voironnais d’étudier l’implantation d’un arrêt dans ce hameau. La demande a été acceptée, l’arrêt est opérationnel depuis fin novembre. Cette nouveauté a nécessité un remodelage du carrefour des Vachonnes pour sécuriser le passage des bus et la sortie des habitations voisines.
LE CARREFOUR DE L'ETANG DAUPHIN
L’arrêt de bus a été supprimé pour les scolaires. Mais le carrefour n’est pas sécurisé pour autant, un aménagement s’impose. Le conseil municipal a demandé, il y a longtemps, une étude à la DDE. Celle-ci sera présentée en mairie en décembre. Le choix et la programmation restent à faire.
LE SENS UNIQUE DANS LE BOURG
L’ensemble du panel des solutions possibles a été visité. La situation n’est pas critique mais je dirai préoccupante à moyen terme. Nous avons toujours défendu l’idée que c’était aux élus stéphanois de proposer leurs solutions plutôt que de voir d’autres élus et techniciens tenter d’imposer leurs élucubrations.
Le conseil municipal a décidé de faire l’essai de mise en sens unique dans la rue du Magnin pour une durée de 6 mois (sens Voiron à St Laurent du Pont). Nous avons demandé l’accord de la DDE et son aide pour l’organisation de cette opération. Nous voulons enfin savoir si cette solution est viable. Pour le savoir, il faut essayer, en prévoyant bien entendu les aménagements provisoires. Si cela ne fonctionne pas, nous le saurons rapidement. L’essai sera stoppé et il faudra en tirer les enseignements. Si l’essai est concluant, ce sera un soulagement pour les élus, nous pourrons ensuite lancer l’étude qui permettra d’entreprendre des travaux lourds mais nécessaires afin d’obtenir une traversée de village sécurisée (rues du Magnin, du Tram et carrefour avec la route de Saint Nicolas).
CONCLUSION
Il m’a semblé intéressant de donner, à l’ensemble des stéphanois, les explications sur la démarche municipale. Je précise que la réflexion a été alimentée par le travail des commissions élargies aux citoyens et membres des associations qui ont largement participé aux débats. Rien n’est jamais définitif en matière d’aménagement, il reste du travail à faire.
Je pense très sincèrement que si nous faisions tous ensemble un effort dans nos comportements quotidiens, la vie n’en serait que plus agréable à St Etienne de Crossey et partout ailleurs.
Jean-François Gaujour

